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 Les Diadoques (Casus Belli)

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Tonio
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MessageSujet: Les Diadoques (Casus Belli)   Ven 1 Oct - 13:36

Jeu diplomatique pour 6 joueurs.

Chacun joue un des lieutenants d'Alexandre et tente de devenir son successeur légitime. Idéal pour le jeu par correspondance.

Fiche BGG :
http://www.boardgamegeek.com/boardgame/28190/les-diadoques


Diadoque (diadokhos : successeurs) est le nom qui a été donné aux généraux successeurs d’Alexandre. A la mort de celui-ci, en -323, ils se partagèrent l’empire. Originellement au nombre de huit (Antigone le Borgne, Antipater, Cassandre, Lysimaque, Eumène, Perdiccas, Ptolémée, Séleucos) le jeu Les Diadoques n’en retiendra que six pour nous proposer un jeu extraordinaire mêlant avec délice alliances et coups tordus, stratégie militaire et événements aléatoires.

Le jeu, non édité à ce jour, est paru, dans sa version finale, en encart dans le magazine Casus Belli. Sa parution s’étale sur trois numéros de janvier à mai 1991 : n°61 (la carte), n°62 (règles avancées), n°63 (aides de jeu), n°64 (les scénarios à moins de 6 joueurs).

Au cours du jeu chacun des 6 successeurs (dans le jeu optimal) à partir de sa capital va tenter de prendre le contrôle d’un maximum de province.

Les six successeurs :
Antipater, le régent, qui contrôle la Macédoine ;
Lysimaque (l’Avaricieux), satrape de Thrace ;
Antigone le Borgne, satrape de Grand Phrygie ;
Eumène le Grec, satrape contesté de Cappadoce ;
Ptolémée le Sauveur, satrape d’Egypte ;
Séleucos le Victorieux, satrape de Babylone.

Ils doivent tenter d’unifier l’empire à leur profit. On considère le but atteint quand un des joueurs obtient la majorité absolue des points de victoire. Les points de victoires correspondent à certaines citadelles.
La carte

La carte couvre le bassin méditerranéen et le Moyen-Orient.



Elle se compose de zones maritimes et terrestres. Citadelles et provinces fournissent des revenus. Ces fonds serviront à lever de nouvelles armées, à l’entretien des troupes ou à corrompre quelques unités adverses.

La carte en encart était en couleur (bleu = mer, jaune = plaine, vert = zone inondable, blanc = montagnes, beige = désert) et les pions imprimés sur son bord droit.
Les unités

Il y a deux types d’unités :
les unités militaires : d’élite, de garde, mercenaires ou flottes ;
les personnages : diadoques et famille royale.

Il ne peut y avoir qu’une seule unité militaire par zone. On doit garder à l’esprit que le jeu se déroule dans l’antiquité, il ne faut donc pas s’attendre à des déplacements prodigieux : Alexandre a mis 7 ans pour atteindre les rives de l’Indus.

Au début du jeu, -321 AC, les joueurs sont dans l’obligation de dépenser 30 talents afin d’acheter 3 unités (flottes, mercenaires ou armées).
La mécanique de jeu

D’une façon assez classique le jeu se décompose en année, une année comprenant quatre tours de jeu. Trois sont réellement effectifs (printemps, été, automne) et l’hiver joué juste après l’automne est une phase plus économique (revenus, entretien des troupes etc ...).

Le point fort du jeu et sur lequel repose toute la mécanique est la rédaction des ordres. En effet les joueurs rédigent et résolvent leurs ordres simultanément.

Il y a deux types d’ordres :

financiers :
corruption,
contre-corruption,
dons d’or ;

militaires :
mouvement,
soutien,
retraite,
convoi (pour les flottes),
siège,
ravitaillement (seuls les flottes peuvent le faire).

Donc un tour est très simple :

Tirage de l’événement de la saison suivante. Donc lors des négos, l’événement à venir est connu.
Négociation : le jeu en simultané, des adversaires d’une puissance équivalente obligent les joueurs à chercher des alliances ;
Écriture des ordres ;
Lecture des ordres.
A la fin de chaque année, l’hiver, on résoud la phase économique.
Conclusion

Les Diadoques est avant tout un jeu de négociation et d’alliance. Pour résumer c’est du Diplomacy en mieux :
le cadre historique est suffisamment riche pour être respecté au cours du jeu ;
une partie militaire et économique viennent enrichir un jeu qui n’est plus basé que sur la négociation ;
une influence de la géographie (règles optionnelles).

Au delà de ses qualités, le jeu perdure car joué par correspondance, il permet de mettre en place (à l’aide d’un arbitre) un jeu en double aveugle et simultané. Dans ce cas il offre aux joueurs une expérience ludique rare.

A savoir

La première édition du jeu remonte à 1988 dans un fanzine intitulé Trahison !.
Les règles
Jouabilité par correspondance : 5/5 (6 joueurs + un arbitre).

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